Quelques idées de lectures

Bon. Cela fait deux ans que ce blog est inactif. Le moment est venu de le ressusciter !

Hé oui, Samantha est fort prise par son travail et moi, j’ai fabriqué un petit être humain. Avons-nous pour autant délaissé la lecture et Netflix ? Que nenni, mes amis, que nenni. Il n’y a que vous, fidèles lecteurs, que nous avons délaissés. Oui, nous avons honte.

Bref. Depuis la naissance du bébé-Poulpe, j’ai pu me replonger pas mal dans la lecture. Voici mes trois coups de cœur 2018, qui m’ont fait sortir de mes vieux classiques français :

Alessandro Baricco – Soie
Une écriture aussi légère que de la soie, une histoire qui ressemble à un rêve. Le thème est original dès le départ, puisque Baricco nous conte la vie d’un marchand de vers à soie qui voyage entre la France et le Japon. Le roman est court, poétique, surréaliste. Il se vit comme un joli rêve. De quoi passer une très agréable soirée.

Victoire de Changy – Une dose de douleur nécessaire
J’ai été charmée par l’histoire (une relation secrète et adultère) et l’écriture de ce roman, acheté à la base pour soutenir ma copine et par curiosité. Abstrait et pourtant très immersif, il ne m’a pas laissée tout à fait indemne tant les sentiments de l’héroïne étaient tangibles. Le prochain livre de Victoire sort en janvier : j’ai hâte !

Marcel Mariën – Les fantômes du château de cartes
Je cherchais ce livre depuis six ans. Quel malheur qu’il ne soit plus édité ! Ce recueil de nouvelles, écrit par un belge surréaliste dans les années 80,  est une pépite. L’écriture est parfaite, les histoires sont originales, drôles, farfelues, impertinentes, parfois même carrément indécentes. Un livre écrit avec savoir, qui se déguste sans sagesse.

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Et vous, quels sont vos coups de cœur du moment ?

 

Harry Potter and the Cursed Child

Le 1er août, j’ai couru, sauté, volé au Waterstones d’Oxford pour récupérer mon exemplaire pré-commandé de Harry Potter and the Cursed Child. Voici, avec un peu de retard, mon humble avis sur ce huitième opus, garanti spoil-free.

Résumé
Dix-neuf année se sont écoulées depuis que Harry et sa joyeuse troupe ont vaincu Voldemort. Marié à Ginny, père de trois enfants, il rejoint Ron et Hermione sur le quai 9 3/4 pour que leurs enfants respectifs prennent la direction de Poudlard. Albus (fils de Ginry) et Rose (fille de Ronione) entrent en première année dans le célèbre établissement…

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(Pinterest – VividEditions)

Ce que je n’ai pas aimé
Durant tout le livre, j’ai eu cette impression que l’histoire était trop rapide, peu crédible, pas assez fouillée, un peu naïve voire carrément prévisible. Je n’évoquerai même pas les paradoxes temporels qui jonchent le livre. Évidemment, on ne peut pas demander à une pièce d’avoir la richesse et le développement d’un bouquin de 800 pages.
Pourtant, peut-on vraiment remettre ces défauts sur le dos du genre du théâtre ? J’aurais tendance à dire que non. J’ai été souvent amenée à lire le théâtre, grâce à mes études ou pour le plaisir, pourtant j’ai rarement éprouvé un tel sentiment de « survol » dans une trame. En outre, il ne s’agit pas d’une pièce de théâtre, mais bien de deux. Comment est-ce qu’en deux pièces, les auteurs n’ont pas su apporter plus de profondeur aux personnage et au scénario ? Que font de plus les grands auteurs de théâtre pour produire des personnages comme Hamlet, Lucrèce Borgia, Alceste, Bérénice ? Que leur a-t-il manqué ? Évidemment, je ne m’attendais pas à retrouver dans ce livre la qualité d’un classique, mais je ne peux m’empêcher de me poser la question.

Ce que j’ai aimé
L’histoire est tout de même super rigolote. On se prend au jeu, on a envie de savoir comment les personnages vont se dépêtrer de la situation mise en place. J’ai beaucoup apprécié le mystère du titre : comme beaucoup d’enfants sont mis en scène, on se demande qui est l’enfant maudit évoqué. Oui, comme je l’ai dit plus haut, c’est naïf. Oui, c’est peu fouillé. Mais après tout, les premiers tomes de Harry Potter sont remplis de maladresses, ils sont légers, et c’est ça qu’on aime.  Soyons claire : cette histoire est dispensable, n’apporte rien à la trame précédente. Et c’est bien, puisque ce faisant, elle ne lui enlève rien, ne lui gâche rien. Je n’ai pas boudé mon plaisir, j’ai apprécié cette lecture qui m’a, l’espace de quelques heures, replongée dans mon enfance (même si je ne l’ai jamais vraiment quittée).

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Est-ce que je recommande ce titre ? Si vous aimez la saga Harry Potter, assurément. En anglais, de préférence, il est simplissime*. Par contre, si vous n’avez jamais lu les tomes précédents, passez votre chemin…

Mon verdict : 7/10

Aestra

*Voici la première page, afin que vous puissiez juger par vous-même :
«ALBUS
Dad. He keeps saying it.
HARRY
James, give it a rest.
JAMES
I only said he might be a Slytherin. And he might, so… (off his dad’s glare) fine.
ALBUS
You’ll write to me, won’t you ?
GINNY
Every day if you want us to.
ALBUS
No. Not every day. James says most people only get letters from home about once a month. I don’t want to…»

Mort à la nouvelle orthographe !

Amoureux de la langue française qui vous révoltez face à la réforme orthographique de 1990, vous qui êtes tellement attachés à l’étymologie et à l’histoire de nos mots, je vous ai entendus et je vous ai compris.

Halte aux mots impropres, halte à ces contrefaçons qu’on tente de nous imposer ! Il est temps de revenir à une orthographe acceptable, car elle est la clef de notre brillante culture. Cessons de parler aux dompteurs car leur « p » est à l’origine une erreur, revenons aux donteurs, dont la profession est bien plus légitime. Sus aux Thibault ! Leur L est infâme -mais que dis-je !- infame, puisqu’il s’agit d’une aberration linguistique, le « l » étant déjà contenu dans le « u ». Revenons au Theudbald originel ! Arrêtons (arestons ?) de défendre cet ignoble accent circonflexe, il n’est qu’une déformation de notre si belle langue, soyons-en seurs ! Pourquoi écrire « île » alors que nous pouvons écrire « isle » ? Pourquoi une « mûre » plus tost qu’une « meure » ? J’en suis esqueurée.

Tous ensemble, réagissons contre la nouvelle orthographe qui nous provoque tant de desgoust !

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Bon. Sérieusement.

-L’orthographe est un outil, pas une relique sacrée ;

-Une langue vivante est une langue qui évolue (ou bien vous voulez que notre cher français devienne le prochain latin) ;

-La nouvelle orthographe me brûle les yeux, tout comme la disparition progressive du son « è » au profit du « é »,  du son « un » au profit du son « in » me brûle les tympans…

-…tout comme nos ancêtres sont choqués de nous entendre dire « jungle » et non « jongle » (selon la 8e édition du Dictionnaire de l’Académie)  ;

-Les trois quarts des exemples montrés sur facebook sont d’une syntaxe/grammaticalité douteuse et sont erronés puisqu’ils évoquent des termes qui sont inchangés (jeûne, sûr…) ;

-Le Cental a fait un super outil pour traduire nos textes en nouvelle orthographe : http://www.uclouvain.be/recto-verso/essaie-recto.html

-J’ai beau être un véritable grammar nazi quand je veux, je sais aussi relâcher mon sphincter, surtout en ce qui concerne des histoires qui ont sont presque aussi vieilles que moi.

Des bécots !

Aestra

Fear the Walking Dead : première impression

Woop woop, je cligne des yeux et voilà qu’on a déjà dépassé la moitié de la première saison de Fear the Walking Dead ! En tant que fan inconditionnelle de The Walkind Dead (bd et télévision), je ne pouvais que me ruer sur cette série dérivée. Alors, jusqu’ici, qu’est-ce que ça donne ? FTWD est-elle à la hauteur de sa grande sœur ? Attention, il y a de légers spoils (mais rien de trop grave).

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Synopsis : Los Angeles. Nick est un jeune toxicomane qui squatte une église avec ses potes pour se droguer. Un jour, il se retrouve nez à nez avec une de ses copines, le regard vitreux, en train de dévorer un autre junkie. Quelque peu stressé par cette image (et probablement inquiet à l’idée de salir petite chemise blanche), il s’enfuit mais, la faute à pas d’bol, il se fait renverser par une voiture. Il se réveille à l’hôpital et, la jambe en compote, il part à la recherche de son dealer pour savoir quelle crasse il a ingérée pour avoir une vision aussi tordue. Nick vient d’une famille recomposée : son père est visiblement mort, sa mère (Madison) s’est remariée avec un mec divorcé (Travis),  qui est détesté par son ex-femme (Liza) et son fils (Chris). Il a une sœur aussi, qui elle est tellement transparente pour l’instant qu’on pourrait presque l’oublier (je ne sais même plus comment elle s’appelle). Pendant que tout ce joli monde s’enguirlande au sujet de Nick, des événements de plus en plus étranges se produisent dans la ville…

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Cette série s’occupe donc du début de l’infection, que The Walking Dead avait relativement gommé, même si quelques scènes apparaissaient comme le bombardement d’Atlanta qui m’avait glacé le sang et laissée sur ma faim. C’est donc très prometteur !

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Le bombardement d’Atlanta, une de mes scènes préférées de TWD *_*

Dans un premier temps, il est intéressant de constater que les héros de chacune des deux séries (Rick et Nick) passent par la case hôpital. Pourrait-on penser que toute cette histoire de zombies n’est que le rêve d’un personnage se trouvant dans le coma ? Que tout est faux depuis le début ? Arghhh, trop de pression (calme-toi Marie, c’est une série) ! Non, je ne peux m’y résoudre, je préfère croire que toute l’infection provient de l’armée ou de la drogue, puisque c’est par là que FTWD commence (je n’irai plus jamais en festival en Angleterre sans être armée de mon katana, sérieux). Le suspens reste entier pour l’instant.

Jusqu’ici, aucun personnage ne m’a encore réellement séduite : entre le drogué super-propre-visionnaire-à-la-jambe-qui-guérit-toute-seule, la sœur inodore, la mère chiante (Lori est de retour et ne m’avait pas manqué), le nouveau mari un peu con, l’ex-femme chiante (visiblement le gars a un penchant pour ce genre de meufs), l’ex-fils hautain (bon, ok, je l’aime bien, lui), on est loin de retrouver des Michonne, Daryl, Carol et compagnie; même si je suppose que les personnages ne demandent qu’à évoluer… j’attends donc la suite avec grande impatience. Ce qui me plaît pour l’instant est le rythme mis en place : suffisamment « lent » pour mettre en place ce qui doit être mis en place, tout en étant gorgé de rebondissements terribles qui me vissent dans mon canapé. Mais surtout… j’adore cette ambiance, ce stress, cette angoisse permanente qu’on ressent, cette épée de Damoclès qui menace sans cesse, cette impression d’enfermement dans une situation sans issue, qui me fait tomber dans la claustrophobie car la terre entière devient un huis-clos… alors si AMC veut sortir encore vingt autres séries dans ce genre-là, je l’invite cordialement à le faire *_* (je suis normale, rassurez-moi ?)

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Lush : coups de cœur, coup de gueule, coups dans le portefeuille

Aujourd’hui, je fais la fille et je vous parle de Lush ! J’utilise cette marque depuis à peu près trois ans et j’ai pu y découvrir du bon ainsi que du moins bon… Voilà mon verdict.

Les produits que j’adore !

Mousse brune (20,95€ / 500g) : Mon shampoing d’amour ! Quand j’ai demandé au vendeur un shampoing efficace pour des cheveux fins, abîmés, ternes, sans volume, à tendance grasse et colorés, il s’est un peu moqué de moi et m’a tendu cette bouteille. L’odeur est très acide mais ne reste pas (surtout avec un bon après-shampoing), un seul lavage est suffisant (donc ce n’est pas trop cher), on sent ses cheveux plus propres que jamais.

C’est la base (18,50€ / 240g) : Masque capillaire qui rafraîchit le cuir chevelu et laisse mes tifs doux comme tout. Génial !

La grande mentheuse (15,95€ / 315g) : Masque et nettoyant pour le visage. Il est très agréable à utiliser, très frais (même s’il périme un peu trop vite).

Ethifrices (3,95€ / 12g) : Les dentifrices solides qui se présentent sous forme de petites pastilles. Je les trouve très pratiques pour voyager et ils me font des dents super blanches 🙂

Leurs bombes pour le bain et pains moussants : (Sneurf, je n’ai plus de baignoire, donc c’est foutu pour Oxford, je ne peux plus en utiliser…) Evidemment, ces produits sont chers (et les bombes peuvent être bricolées plus ou moins facilement à domicile), mais c’est teeeellement relaxant qu’on ne peut que les adorer.

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Les produits que j’ai appréciés mais que je ne rachèterai sans doute pas

Une Nuit D’Enfer (8,95€ / 55g) : Barre de massage que j’ai reçue gratuitement car elle n’avait pas été moulée correctement. Avec sa forme conique, c’est sympa de faire un massage, ça fond bien et pénètre bien dans la peau. En fait, la barre fond même un peu trop bien : je l’ai laissée dans ma chambre, suis partie trois semaines en vacances et à mon retour, elle avait… disparu. Fondu. Je ne vous raconte pas l’horreur pour nettoyer ça… Bref, c’est très sympa, mais je ne payerais pas pour ce produit.

Mille et une nuits (19,95€ / 45g) : Poudre dorée pour le corps, également reçue gratuitement (en Belgique, ils sont plus généreux qu’en Angleterre). J’adore ses effets, ses reflets, son odeur ! Bon, le gros souci, c’est que je n’utilise jamais pas souvent ce genre de produits donc… peut-être que je craquerai pour Noël ou pour l’été prochain, mais rien n’est moins sûr.

Fée des lèvres (9,45€ / 25g) : Le problème n’est pas son efficacité mais son prix. Surtout qu’on sait faire le même gommage chez soi pas trop difficilement (je vous ferai un tutoriel à l’occasion).

(Vive la) Révolution ! (6,95€ / 100g) : Après-shampoing qui sent bon, qui fait son job mais sans plus. Pour le prix, j’aurais aimé plus.

H’Suan Wen Hua (13,45€ / 225g) : Masque capillaire qui fait également « son job mais sans plus ». En outre, je n’aime pas trop l’odeur qui me rappelle celle du Chapstick. Enfin, on y trouve du paraben, alors bon, payer tout ça pour ça…

Doigts de fée (10,45€ / 50g) : J’avais entendu énormément de bien de cette crème très riche pour les mains. J’ai été conquise et l’ai donc achetée. Malheureusement, je la trouve vraiment trop grasse et je déteste avoir cette sensation sur les mains. Elle fait bien son boulot, mais je préfère nettement les crèmes Caudalie. Finalement, au bout de six mois, pot à moitié entamé, elle a tourné et sentait la mort. Grosse déception, même si le problème c’est plutôt moi, pas lui 🙂boflush

Le produit berk

Rafistoleur (15,45€ / 245g): Après-shampoing pas du tout nourrissant qui pue et qui m’a laissé les cheveux rêches comme de la paille (sur recommandation sur vendeur). « Ah mais c’est parce que sa composition est propre et que ce sont les silicones qui donnent l’impression que bliblablublabla trololol » -> non, j’ai déjà essayé d’autres après-shampoings avec composition propre qui étaient autrement plus efficaces.

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 En conclusion, même si je en suis pas convaincue par tout ce que la marque propose, les produits sont dans l’ensemble sympas, surtout en ce qui concerne les cheveux et évidemment les produits de bain.  Evidemment, c’est une question de goûts : certaines personnes ne supportent pas le shampoing Mousse Brune, d’autres adorent la Fée des Doigts… La meilleure solution est de gagner au loto et de tout tester soi-même !

Amy

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Je me souviens très bien de cette année 2011 où Amy Winehouse allait au plus mal, où les media la traquaient de tous les côtés, où sa mère, en larmes, parlait de ses craintes de voir sa fille mourir. Je me rappelle qu’un site internet avait même lancé un concours (à vomir, dois-je le préciser ?) où il fallait « parier » sur la date à laquelle l’anglaise décéderait ; la personne étant la plus proche gagnait un iphone. Même si je n’aimais pas énormément sa musique (« Rehab » me tapait sur les nerfs), Amy Winehouse me tordait le cœur (presque autant que Kurt Cobain <3) et c’est ce qui m’a poussée à aller voir ce film.

Amy n’est pas un film biographique classique où des acteurs tentent de rejouer l’histoire, mais un documentaire qui rassemble différentes images d’archives (vidéos officielles, vidéos « volées », vidéos familiales…) commentées par des proches de la chanteuse. Il commence en force avec un film familial où on a du mal à reconnaître la chanteuse tant elle est jeune et fraîche :

Le reportage montre sa vie privée de long en large : ses amours, sa plongée dans la drogue et dans l’alcool ainsi que ses troubles alimentaires. Cette dimension est évidemment indispensable et on ne peut s’empêcher d’être ému par la descente aux enfers de la jeune femme, littéralement empoisonnée par l’homme qu’elle aimait, Blake Fielder. Toutefois, cet aspect prédomine sur sa musique : je n’ai quasiment rien appris de son parcours, de ses cours de chant, de son processus de création ou de ses influences artistiques, ce qui est regrettable. J’aurais aimé également qu’on se balade un peu plus dans son quartier, Camden 🙂

Le reportage m’a semblé parfois décousu, parfois incomplet, mais m’a fait voir Amy Winehouse sous un angle nouveau (je n’avais jamais perçu toute la force de Back to Black qu’on pourrait lire « Back to Blake »). En outre, certains documents sont vraiment impressionnants, par exemple ses enregistrements de « Back to Black » dont je viens de parler, et de « Body and Soul » avec Tony Bennet. Film à voir si le club des 27 vous intrigue ou si vous êtes curieux d’en savoir un peu plus sur la célèbre chanteuse.

Mon avis : 7/10

Vice Versa & Dragons 2

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Commençons par Vice Versa ! Pixar est mon studio d’animation préféré de tous les temps. Néanmoins, le dernier opus « original » qui m’a convaincue remonte à 2009 avec Up (Là-Haut) : j’ai détesté Brave (Rebelle) et même si j’ai beaucoup apprécié Toys Story 3 et Monster University, ceux-ci ne m’ont pas « surprise » puisqu’il s’agit de suites. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre avec ce dernier animé.

Inside Out/Vice Versa nous plonge dans l’inconscient d’une petite fille de 11 ans qui tombe peu à peu dans la dépression suite à son déménagement. Guidée par la joie, la tristesse, la colère et la peur, elle doit réussir à grandir et à réapprendre à se connaître. Nous voyageons ainsi dans ses émotions, ses rêves et ses souvenirs, de façon poétique et tellement vraie que je me suis reconnue à chaque instant. Outre cette poésie et cette exactitude, le film est désopilant (en bonus, nous entrerons également brièvement dans la tête des parents, d’un jeune garçon de douze ans et d’animaux… Fou-rire assuré !) et émouvant (c’eût été un comble qu’un film qui ne parle que d’émotions ne soit pas émouvant). Bref, vous l’aurez compris, c’est une pépite !

Mon avis : 9,5/10

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Passons à How to train your Dragon 2, pour lequel ma critique sera nettement moins élogieuse.

Cinq ans après la première histoire, les villageois de Beurk et les dragons vivent en harmonie. Harold se cherche un peu. En compagnie de sa petite amie Astrid, il découvre un village dévasté, devenu un refuge de chasseurs de dragons, qui pensent être attaqués par les deux jeunes gens. Leur chef est Drago Poing-Sanglant, un type pas très sympathique comme l’indique son patronyme.

J’avais adoré le premier film pour son humour, son originalité et son audace. Tristement, ce deuxième opus s’avère joli mais relativement creux (des problèmes familiaux traités de façon tellement bisounours que c’en est ridicule), manichéen (avec un gros méchant stéréotypé au possible) et beaucoup trop long (deux heures, dont ils auraient pu scalper facilement une demi-heure). C’est beaucoup moins subtil et je suis au regret de dire que le charme n’a pas opéré cette fois-ci. Heureusement,  Krokmou est toujours aussi adorable et sauve bien le film. Cet animé est donc agréable pour se passer le temps mais ne trouve pas sa place au Panthéon des animés 🙂

Mon avis : 6/10

Zelda : Majora’s Mask (3DS)

Wv8y4yLLa fin du monde est dans 72 heures. Une lune cauchemardesque qui montre les dents s’écrasera dans trois jours et détruira à jamais le monde. Link, de passage dans la ville de Termina, doit tout faire pour empêcher l’inéluctable, heureusement aidé par son Ocarina et son chant du temps qui lui permet de retourner dans le passé. Ainsi, Link va avancer et reculer dans le temps ; va découvrir la ville et ses habitants qui préparent un festival, à moitié convaincus, tant la menace est pesante ; va les aider et collectionner une vingtaine masques aux effets divers. L’atmosphère est malsaine, lourde, le mal-être est ambiant.

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Le jeu est vraiment… très difficile, ce qui me laisse partagée. D’une part, j’adore son côté sinueux/non linéaire, qui nous fait nous casser la tête, qui permet un nombre conséquent de sous-quêtes. Le monde proposé est vraiment riche, chaque personnage a son importance et j’ai aimé passer du temps à essayer de découvrir ce qui se cache derrière chacun d’eux. D’autre part, le fait qu’on ait une durée limitée pour parvenir à la fin d’une mission peut nous forcer à recommencer un même passage de nombreuses fois et… c’est très frustrant. Par exemple, j’ai dû tuer le boss du deuxième niveau une vingtaine de fois. [En parlant des boss, je déplore le fait que la méthode pour les tuer soit toujours la même : ils ont tous une sorte d’ « œil » sur lequel il faut balancer des flèches. Un peu trop rudimentaire à mon goût. Bref, revenons à nos moutons, mon boss.] Je le bats une première fois à la fin de la 3e journée. Je remonte le temps. Puis je constate que je pouvais participer à une mission secondaire après avoir tué le boss, mais comme j’ai remonté le temps, je dois re-tuer la bête. Je m’exécute, je mène à bien la petite mission et reçois un objet magique, que je peux échanger. Sauf que je désire procéder à ce troc le 2e jour, donc on m’envoie péter : si je veux l’échanger, je dois être le jour 1. Je remonte le temps, je  re-tue le boss, je re-mène à bien la mission, je vais échanger mon objet. Encore un petit peu plus tard, je découvre une nouvelle mission consécutive à la destruction du boss du deuxième niveau… C’est reparti pour un tour. Et ainsi de suite. Sachant que pour tuer le boss il faut se téléporter à l’endroit-utiliser le monocle pour voir un monstre-chanter une ptite chanson-regarder une cinématique où le monstre tombe-accéder au donjon en évitant d’énormes boules de neige et d’ennemis casse-ovaires. ARGH !

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Tuant pour la 34e fois le même boss.

En outre, pour avancer dans certaines missions, il faut parfois être pile au bon endroit, au bon moment, par exemple la quête des amoureux (Kafei et Anju) est un véritable casse-tête… sans qu’on n’ait le temps de se casser la tête. Les possibilités sont décuplées et on passe un temps fou à parcourir les lieux les différentes journées. Heureusement, Link est aidé par un journal, où il consigne les « horaires » des personnages, pour se rappeler les allées et venues de chacun, ainsi que les différentes missions et leur progression, afin de s’organiser au mieux. En outre, la Pierre Sheikah nous dirige parfaitement dans la quête principale et les pierres à potins donnent des indices cruciaux pour venir à bout des missions secondaires, à condition d’avoir le masque adéquat.

Je savais que ce jeu était démoniaque.
Symbole de la Pierre Sheikah : je savais que ce jeu était démoniaque.

En conclusion, je trouve l’univers de ce monde très abouti, mais je déplore la limite temporelle vraiment trop courte qui nous pousse à essayer d’aller vite (voire à consulter la Pierre Sheikah pour obtenir des réponses au lieu de faire fonctionner son cerveau ; pour moi ça s’apparente presque à de la triche, mais je ne voyais pas d’autres solutions, à part peut-être me suicider en bouffant ma console). Ce jeu m’aura pris la tête et m’aura donné envie de jeter ma Nintendo contre un mur… mais finalement, je ne l’aurai pas lâché et il m’aura fascinée jusqu’au bout ! Une fois mes nerfs calmés, je peux donc dire que, selon moi,  ce jeu est une réussite (qui restera dans sa boîte au moins dix ans, je crois que je vais l’enterrer façon Jumanji, faut pas déconner tout de même).

Ma note : 8,5/10

Aestra

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Le Reading Festival

Le 29 août, j’ai eu l’occasion d’aller au Reading Festival, situé à une petite demi-heure d’Oxford pour voir Metallica, accompagnée de quatre collègues du Mari. Compte rendu en quelques points d’une journée démente.

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  • Arrivés sur place, on se demande si nous nous trouvons bien à un festival, ou si nous sommes dans un parc d’attraction, puisqu’on se fait accueillir par un stand géant de Guitar Hero et diverses attractions à sensations fortes. Ça en jette déjà plein la vue. Je m’excuse par avance car je n’ai pas vraiment pris de photos, j’avais uniquement mon téléphone et une batterie à moitié chargée…IMG_20150829_203858
  • Le site officiel ne propose pas de programme officiel, ce qui est très handicapant pour préparer correctement la journée, car je ne savais pas si je saurais voir tous les concerts que je voulais voir, à savoir Gojira, Ghost et Metallica. En farfouillant sur internet, j’ai trouvé deux programmes contradictoires. Super… Si vous désirez la programmation officielle, celle-ci est vendue sur place pour la modique somme de 10£. Ce qui équivaut à douze mini-churros, ou à trois chargements pour votre batterie de téléphone. Je vous laisse deviner ce que le groupe a préféré prendre ^^

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  • Leur (très onéreux) programme n’a même pas été respecté. En effet, un groupe a été ajouté pour une raison obscure, ce qui a eu pour conséquence de repousser Gojira (dont j’ai raté la moitié) et Ghost (que j’ai totalement loupé). Joie.
  • Heureusement, les deux premiers points ont très vite été oubliés au profit d’une ambiance de feu ! Nous avons un aperçu de la jeunesse anglaise dans des séries comme Skin ou As if (Et alors ?), qui présentent un univers d’un hédonisme transcendant : alcool, drogue, sexe, insouciance presque naïve. La réalité ne se limite pas uniquement à ce stéréotype, même si la drogue et l’alcool étaient présents (genre les mecs prennent leur cocaïne comme ça, pump it up hein, assumons). Ainsi, sans qu’ils ne soient forcément tous débauchés, j’ai pu voir une foule de jeunes libres, extravertis, tatoués, piercés, aux looks pailletés/fluos/improbables (ici —en Angleterre— tout le monde accepte tout), s’évadant au rythme de la musique ; bien plus qu’à n’importe quel festival belge où j’ai pu aller. L’ambiance était déjantée, décalée et suffisait à sublimer n’importe quel groupe qui passait. J’ai pu découvrir Alexisonfire, Royal Blood et Bring Me The Horizon. Le public connaissait par cœur les paroles des chansons de tous les groupes, il chantait, il pleurait, il hurlait, en soulevant un jeune homme en chaise roulante pour qu’il puisse mieux voir. Ça m’a fait vibrer !
  • Pas de place ici pour le crowd surfing, c’est formellement interdit et tant mieux, parce qu’il n’y a rien de plus pénible en concert que de devoir en permanence vérifier derrière soi si on doit attraper un abruti individu qui a décidé de se faire porter par le public.

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  • Après leur entrée habituelle fracassante, Metallica a joué 2h10, soit un concert complet. Le son était irréprochable (sublime Unforgiven ♡). Je ne sais que dire de plus, si ce n’est que c’est un groupe qui vaut vraiment le coup d’être vu en live, qu’ils sont loin d’être « vieux » et que j’ai pris mon pied du début à la fin 🙂
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Photographer: Jen O’Neill

Verdict :  je me suis éclatée. Oui, c’est cher (70£ la journée tout de même) et oui, j’ai été extrêmement déçue de rater Ghost, mais je venais principalement pour Metallica et j’ai pu découvrir de chouettes groupes. J’ai été très impressionnée par la qualité sonore et par l’atmosphère ambiante. L’année prochaine, si le festival propose un nom aussi alléchant, j’y retournerai sans la moindre hésitation.

Aestra

Frozen (La Reine des Neiges)

Pas besoin de longue introduction, je vais directement entrer dans le vif du sujet : je n’aime pas Frozen. Pire, je crie haut et fort qu’il s’agit d’une escroquerie bâclée et peu aboutie.

Tout d’abord, il convient de résumer les dix premières minutes du film. Nous découvrons deux princesses qui sont sœurs. L’une des deux, Elsa, a des pouvoirs magiques, qui viennent d’on ne sait où. L’autre, Anna, n’en a pas. Nous ne savons pas pourquoi, mais… passons. Elles jouent et Elsa blesse accidentellement Anna. Désespoir ! Heureusement, leur père arrive tel un sauveur, il a une brillante idée. Il sait où ils doivent aller. Ils doivent retrouver des trolls dont il a découvert l’existence sur une vieille carte dans un vieux bouquin et leur réclamer de l’aide (#drogue, c’est comme si j’allais voir les hobbits dès que je me blesse). Les trolls rassurent la petite famille : le cœur d’Anna n’a pas été touché. Heureusement, parce que sinon, il aurait été très difficile de la guérir (cette réplique pourrait presque passer pour de l’auto-spoil, mais encore une fois, passons). Les trolls guérissent la gamine et il faut donc effacer de la mémoire d’Anna les pouvoirs de sa grande soeur et ne plus jamais lui en parler (euh, pourrait-on savoir pourquoi ?). Le troll-en-chef prévient : la magie d’Elsa s’avère belle mais dangeureuse, et la peur est son pire ennemi ! Pour la protéger, les parents, qui sont un peu demeurés, décident donc d’enfermer Elsa et lui apprennent à avoir peur de ses pouvoirs (hein ?). Les géniteurs partent en voyage et meurent dans une terrible tempête.

Voilà. En DIX MINUTES, tout cela est expédié. Des pouvoirs, un enfant blessé, des trolls, du spoil, un enfermement et des parents qui meurent. BOUM ! Les scénaristes n’ont pas pris le temps de poser un cadre, de creuser des personnages, de travailler l’univers mis en place… bref, ça commence mal.

Trois ans plus tard, Elsa est en âge de devenir reine. On ne sait pas ce qui s’est passé pendant trois ans, qui a régné, mais, pour la troisième fois, passons. Lors de la cérémonie de couronnement, tout dérape. Elsa s’enfuit et Anna court à sa poursuite. Oh, mais attendez, on ne peut pas laisser le royaume tout seul ! Les gens ont pu se démerder pendant trois ans, mais maintenant, il faut absolument un régent (gnnn). Anna, tombée amoureuse du premier venu, lui demande de régner durant son absence et… surprise, il s’agit d’un méchant.

Je suis mauvaise, je sais, je mets en évidence des ‘petits’ défauts. Cependant, pour faire une bonne fiction, il faut qu’il y ait un pacte entre le narrateur et le spectateur. Le spectateur doit croire au monde qu’on lui présente, même si tout n’est pas forcément réaliste (comme par exemple la présence de trolls). En contrepartie, le monde présenté doit être un minimum cohérent, crédible, construit. Par exemple, Elsa aurait pu naître près des trolls, un jour de neige et ils lui auraient donné des pouvoirs, ce qui expliquerait les pouvoir et la présence des trolls. C’est simple, c’est consensuel, c’est vu et revu, mais au moins, on a un semblant d’explication. A cause des trop nombreuses « failles », je n’ai pas su rentrer dans le film. En dix minutes, on tente de nous faire bouffer une suite d’événements ridicules, sans aucune intelligence, sans aucun soin, et la suite est tout autant navrante. Les personnages sont creux et honnêtement, ce n’est même pas émouvant. On se trouve très loin de l’humour de Tangled (Raiponce) ou de la superbe histoire d’amour de Up (Là-Haut), qui est courte mais extrêmement bien menée (les scénaristes n’étaient donc pas obligés de passer des heures à poser un cadre, si c’est bien fait et intelligent, cela peut être rapide). Certes, Anna « innove » en tombant amoureuse du premier venu et en ne finissant pas avec lui (mais avec le second venu), cependant cela avait déjà été (mieux) fait avec Enchanted (Il était une fois), film de Disney sorti en 2007… film qui était fin, malin, drôle.

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Assurément, le film est visuellement joli. Le château de glace est bien joli, les princesses et leurs robes sont bien jolies, Olaf est bien joli. Mais pour moi, les paillettes et les chansons, ce n’est vraiment pas suffisant..

Mon avis : 4/10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Aestra