Harry Potter and the Cursed Child

Le 1er août, j’ai couru, sauté, volé au Waterstones d’Oxford pour récupérer mon exemplaire pré-commandé de Harry Potter and the Cursed Child. Voici, avec un peu de retard, mon humble avis sur ce huitième opus, garanti spoil-free.

Résumé
Dix-neuf année se sont écoulées depuis que Harry et sa joyeuse troupe ont vaincu Voldemort. Marié à Ginny, père de trois enfants, il rejoint Ron et Hermione sur le quai 9 3/4 pour que leurs enfants respectifs prennent la direction de Poudlard. Albus (fils de Ginry) et Rose (fille de Ronione) entrent en première année dans le célèbre établissement…

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(Pinterest – VividEditions)

Ce que je n’ai pas aimé
Durant tout le livre, j’ai eu cette impression que l’histoire était trop rapide, peu crédible, pas assez fouillée, un peu naïve voire carrément prévisible. Je n’évoquerai même pas les paradoxes temporels qui jonchent le livre. Évidemment, on ne peut pas demander à une pièce d’avoir la richesse et le développement d’un bouquin de 800 pages.
Pourtant, peut-on vraiment remettre ces défauts sur le dos du genre du théâtre ? J’aurais tendance à dire que non. J’ai été souvent amenée à lire le théâtre, grâce à mes études ou pour le plaisir, pourtant j’ai rarement éprouvé un tel sentiment de « survol » dans une trame. En outre, il ne s’agit pas d’une pièce de théâtre, mais bien de deux. Comment est-ce qu’en deux pièces, les auteurs n’ont pas su apporter plus de profondeur aux personnage et au scénario ? Que font de plus les grands auteurs de théâtre pour produire des personnages comme Hamlet, Lucrèce Borgia, Alceste, Bérénice ? Que leur a-t-il manqué ? Évidemment, je ne m’attendais pas à retrouver dans ce livre la qualité d’un classique, mais je ne peux m’empêcher de me poser la question.

Ce que j’ai aimé
L’histoire est tout de même super rigolote. On se prend au jeu, on a envie de savoir comment les personnages vont se dépêtrer de la situation mise en place. J’ai beaucoup apprécié le mystère du titre : comme beaucoup d’enfants sont mis en scène, on se demande qui est l’enfant maudit évoqué. Oui, comme je l’ai dit plus haut, c’est naïf. Oui, c’est peu fouillé. Mais après tout, les premiers tomes de Harry Potter sont remplis de maladresses, ils sont légers, et c’est ça qu’on aime.  Soyons claire : cette histoire est dispensable, n’apporte rien à la trame précédente. Et c’est bien, puisque ce faisant, elle ne lui enlève rien, ne lui gâche rien. Je n’ai pas boudé mon plaisir, j’ai apprécié cette lecture qui m’a, l’espace de quelques heures, replongée dans mon enfance (même si je ne l’ai jamais vraiment quittée).

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Est-ce que je recommande ce titre ? Si vous aimez la saga Harry Potter, assurément. En anglais, de préférence, il est simplissime*. Par contre, si vous n’avez jamais lu les tomes précédents, passez votre chemin…

Mon verdict : 7/10

Aestra

*Voici la première page, afin que vous puissiez juger par vous-même :
«ALBUS
Dad. He keeps saying it.
HARRY
James, give it a rest.
JAMES
I only said he might be a Slytherin. And he might, so… (off his dad’s glare) fine.
ALBUS
You’ll write to me, won’t you ?
GINNY
Every day if you want us to.
ALBUS
No. Not every day. James says most people only get letters from home about once a month. I don’t want to…»

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